Haiti-désordre: les péchés capitaux de Jovenel Moise

Péché #1
La dénonciation de Paris

” Pendant les vingt-cinq dernières années, Haïti a connu beaucoup de problèmes. De la surfacturation dans l’acquisition des biens de l’Etat, aux fonctionnaires qui reçoivent leur salaire mais ne sont nulle part. Parfois, ces fonctionnaires sont même à l’étranger. Des contractuels inactifs qui ne fournissent aucun service, et ce système dure depuis des générations. La corruption est devenue si endémique qu’elle infecte presque toutes les institutions du pays. C’est pourquoi je dis : la corruption est un crime contre le développement.” (Jovenel Moise, Paris, 17 décembre 2017).

Si cela est vraiment un péché, le président a alors choisi de pécher du coté du peuple et des masses trop longtemps oubliées. Il revient à cette population, aux jeunes, aux patriotes de se montrer plus intelligents, de le prendre au mot et de l’accompagner en guise de s’arranger du coté des corrompus. Du coté de ceux qui ont peur de l’Etat de droit et qui investissent dans l’anarchie.

Ouvrir les yeux pour voir et comprendre les raisons de cette démarche d’anarchie en Haiti est un acte citoyen. Pourquoi veut-on troubler les mandats de tous les présidents élus et aller vers une transition avec les mêmes formules qui ont jadis échoué, comme ce fut le cas, bien souvent, au cours de notre histoire récente? Parce que le structurel est contre les intérêts des traditionnels profiteurs.

Les haitiens ont besoin de se montrer beaucoup plus intelligents que ça.

DI/AHN

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